En bref
Une charte IA en entreprise fixe, pour toute l’équipe, les outils d’IA autorisés, les données qu’on peut leur confier, les usages permis et interdits, la vérification des résultats et le référent à qui s’adresser. Facultative sous ce nom, elle est recommandée par la CNIL et aide à respecter l’article 4 du règlement européen sur l’IA et le RGPD. Elle tient en dix articles, s’écrit en cinq étapes et, à partir de 50 salariés, passe le plus souvent devant le CSE.
Une charte IA utile tient sur deux pages et se relit en dix minutes. Pour le dirigeant de PME comme pour le responsable conformité, en finance ou en santé : un modèle en dix articles annotés, la méthode en cinq étapes, et ce que demandent l’AI Act, la CNIL, le RGPD et le Code du travail.
Souvent, la charte arrive après les usages. Un commercial fait rédiger ses relances par un assistant ; une cheffe de projet colle un contrat dans un outil gratuit pour le résumer. Chacun avance de bonne foi, à sa façon.
Ces usages menés hors des outils choisis par l’entreprise ont un nom : le shadow AI, dont notre note sur l’IA fantôme mesure l’ampleur et les risques. La charte leur donne un cadre commun. Elle prolonge notre note sur l’IA en entreprise, qui dit où l’IA fait gagner du temps.
Shadow AIL’usage d’outils d’IA par les salariés en dehors de ceux que l’entreprise a choisis et réglés : un compte personnel, une extension de navigateur, une application gratuite. Les données qui y passent sortent du cadre de ses contrats.
Qu’est-ce qu’une charte IA en entreprise ?
Une charte IA est un document interne qui dit à chaque personne travaillant pour l’entreprise comment se servir des outils d’intelligence artificielle. On parle aussi de politique d’usage de l’IA.
Charte IAnom féminin
Le document interne qui encadre l’usage des outils d’intelligence artificielle par le personnel d’une entreprise et par ceux qui travaillent pour elle : outils autorisés, données admises, usages permis et interdits, vérification, transparence, formation, référent et suivi. Quand elle prévoit des sanctions, elle suit la procédure du règlement intérieur.
Voir aussi le modèle annoté, article par article.
Elle tient sur deux pages, avec des annexes qui bougent souvent : la liste des outils autorisés, et celle des usages validés avec leurs demandes types.
Une charte IA est-elle obligatoire ?
Aucun texte n’exige un document intitulé « charte IA ». Quatre textes rendent pourtant une règle écrite très utile :
- Le règlement européen sur l’IA, article 4. Depuis le 2 février 2025, l’entreprise qui utilise un système d’IA prend des mesures pour la maîtrise de l’IA de son personnel. Les autorités nationales contrôlent ce point depuis le 2 août 2026.
- Le RGPD, articles 5, 24 et 28. L’entreprise démontre qu’elle protège les données personnelles, et signe un contrat avec chaque sous-traitant.
- La CNIL, questions-réponses du 18 juillet 2024. Elle recommande des politiques ou des chartes internes qui définissent les usages autorisés et interdits.
- Le Code de commerce, article L151-1. Le secret des affaires couvre l’information que son détenteur protège par des mesures raisonnables : une règle écrite en fait partie.
Le Code du travail, lui, fixe la procédure dès que la charte prévoit des sanctions (section 5).
Ce qui a changé à l’été 2026
L’article 4 parlait d’« un niveau suffisant de maîtrise de l’IA ». Depuis le 27 juillet 2026, le règlement (UE) 2026/1744, dit « omnibus » sur l’IA, demande des mesures « pour favoriser le développement de la maîtrise de l’IA », sans niveau précis à atteindre pour chaque personne.
La Commission européenne juge un certificat superflu. Son exemple parle à toutes les PME : des salariés qui rédigent avec ChatGPT doivent connaître ses risques, comme les hallucinations.
Que doit contenir une charte IA ? Le modèle commenté
Une charte IA contient dix articles : le périmètre, les outils, les données, les usages encouragés, les usages interdits, la vérification, la transparence, la formation, le référent et le suivi. Les voici, avec notre note dans la marge.
Modèle à adapter
Charte d’usage de l’intelligence artificielle
[Entreprise], version du [date], validée par [la direction]
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Article 1
Objet et personnes concernées
La présente charte fixe les règles d’usage des outils d’intelligence artificielle chez [Entreprise]. Elle s’applique aux salariés, stagiaires, intérimaires et prestataires qui travaillent pour [Entreprise], sur tout appareil, dès qu’il s’agit de travail.
Notre note : Le règlement européen vise aussi ceux qui utilisent l’IA pour votre compte. « Tout appareil » couvre le téléphone personnel.
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Article 2
Les outils autorisés
Les outils autorisés figurent en annexe 1, avec le compte à utiliser. Tout autre outil, extension de navigateur ou fonction d’IA ajoutée à un logiciel passe par [le référent IA] avant usage. Les comptes personnels restent hors du travail.
Notre note : La liste vit en annexe : elle suit les offres des éditeurs sans rouvrir la charte.
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Article 3
Les données, en trois couleurs
Avant d’entrer dans un outil, chaque document reçoit une couleur. Vert : public, ou détaché de toute personne et de tout secret. Orange : interne courant, données personnelles réduites au nécessaire, dans les seuls outils sous contrat. Rouge : secrets, données sensibles, documents sous accord de confidentialité, hors des outils d’IA en ligne.
Notre note : L’article qui protège le plus. Classez en annexe les documents de votre métier : la fiche de paie, le devis, le dossier patient.
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Article 4
Les usages encouragés
L’IA sert à préparer : premiers jets, résumés, reformulations, traductions à relire, formules de tableur, recherche d’idées. Les usages validés et leurs demandes types figurent en annexe 2, que chacun enrichit.
Notre note : Une charte faite d’interdits pousse les usages hors de vue. Les demandes partagées rendent l’usage collectif.
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Article 5
Les usages interdits ou réservés
Sont interdits : décider seul d’une mesure qui touche une personne à partir d’un résultat d’IA ; présenter comme vérifié un contenu non vérifié ; produire l’image, la voix ou la vidéo d’une personne réelle sans son accord ; [usage propre à votre métier]. Tout usage pour recruter, évaluer ou gérer le personnel passe d’abord par [la direction].
Notre note : Le RGPD encadre les décisions automatisées (article 22). L’IA de recrutement est classée à haut risque, avec des obligations au 2 décembre 2027.
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Article 6
Vérifier, et en répondre
Tout contenu produit avec l’IA est relu par la personne qui s’en sert, avant tout usage. Les chiffres, citations, références et textes de loi se vérifient à la source. La personne qui envoie ou publie répond du contenu, comme pour tout document.
Notre note : Un modèle d’IA peut écrire une erreur avec assurance. L’annexe 3 fixe qui relit quoi.
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Article 7
Dire quand l’IA a servi
Un client, un candidat ou un partenaire qui échange avec un agent conversationnel de [Entreprise] en est informé. Les contenus publiés suivent la règle de [la personne responsable de la communication]. Les clauses des contrats clients sur l’IA s’appliquent.
Notre note : Obligatoire pour les agents conversationnels depuis août 2026, selon la Commission. Relisez aussi les clauses IA de vos clients.
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Article 8
La formation
Chaque personne suit [une séance de prise en main] avant d’ouvrir son compte, puis [une mise à jour par an]. Les formations et les actions menées sont notées dans un registre tenu par [le référent IA].
Notre note : La réponse la plus directe à l’article 4 du règlement européen. Le registre en garde la trace.
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Article 9
Le référent et les signalements
[Nom, fonction] est le référent IA : il tient les annexes, répond aux questions et reçoit les signalements. Une donnée confiée par erreur ou une réponse fausse qui a servi se signale [le jour même], sans crainte de reproche.
Notre note : La CNIL recommande un point de contact. Une erreur signalée tôt laisse le temps d’agir, RGPD compris.
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Article 10
Suivi, contrôle et sanctions
La charte est relue [tous les six mois] et à chaque nouvel outil. Tout contrôle de l’usage des outils est annoncé à l’équipe avant sa mise en place. [Si la charte est annexée au règlement intérieur : son non-respect expose aux sanctions prévues par celui-ci.]
Notre note : Des sanctions imposent la procédure du règlement intérieur. Un contrôle s’annonce d’abord aux salariés (article L1222-4 du Code du travail).
Annexes
- Annexe 1 : les outils autorisés, avec l’offre et le compte de chacun
- Annexe 2 : les usages validés et leurs demandes types
- Annexe 3 : qui relit quoi, selon ce que l’IA a produit
Plusieurs articles du modèle renvoient à nos autres notes :
- la règle des trois couleurs, détaillée dans notre note sur l’IA et la confidentialité des données ;
- le tableau qui relit quoi selon ce que l’IA a produit, à reprendre en annexe 3 ;
- l’automatisation des tâches, pour un usage validé qui revient chaque jour ;
- les règles propres à un agent IA, qui agit lui-même dans vos logiciels : accès réduits, validations humaines, journal des actions.
Comment rédiger une charte IA : la méthode en cinq étapes
La charte s’écrit à partir des usages de l’équipe : le modèle donne la forme, le relevé donne le fond.
- Relever les usages réels. Un questionnaire anonyme de cinq questions : quels outils, quels comptes, pour quelles tâches, avec quels documents. L’anonymat fait remonter les comptes personnels.
- Classer les données. Chaque métier liste ses documents courants et leur donne une couleur. Les contrats des clients se relisent au passage : confidentialité, sous-traitants, clause sur l’IA.
- Choisir les outils et régler les comptes. Une offre pour les entreprises ou une API sous contrat, l’entraînement coupé, le pays de traitement connu, avec l’avis du délégué à la protection des données.
- Écrire court, puis faire lire. Trois personnes de métiers différents lisent le texte : chaque passage compris de travers se réécrit.
- Présenter, former, diffuser. Le CSE quand il le faut, une séance de prise en main sur les tâches de l’équipe, puis la diffusion avec accusé de lecture.
L’agence travaille pour une soixantaine de clients. Son dirigeant apprend qu’un brief, avec les chiffres de vente d’un client, a été collé dans un assistant gratuit. Jusque-là, la seule règle était orale : « faites attention ».
- Le relevé. Un questionnaire anonyme reçoit 19 réponses : sept outils, six comptes personnels, des briefs et des statistiques de clients collés pour gagner du temps.
- Les couleurs. Les pages publiées passent en vert, les briefs en orange, les accès aux sites des clients et leurs chiffres de vente en rouge. Deux contrats demandent l’accord écrit du client avant tout usage de l’IA : ils entrent en annexe.
- La diffusion. L’équipe passe sur une offre pour les entreprises, entraînement coupé. Les deux pages, relues par une développeuse, un chef de projet et une commerciale, sont présentées aux élus du CSE, puis une demi-journée de prise en main suit.
Résultat : trois mois plus tard, les comptes personnels ont quitté le travail, l’annexe compte 23 demandes types, et un export client collé par erreur a été signalé et traité le jour même.
Exemple écrit pour cette note : l’entreprise et les chiffres sont inventés.
Charte IA et CSE : quand faut-il le consulter ?
À partir de 50 salariés, le CSE est consulté sur « l’introduction de nouvelles technologies » (article L2312-8 du Code du travail) et, avant leur mise en œuvre, sur les moyens de contrôle de l’activité des salariés (article L2312-38). Trois questions situent votre cas.
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Votre entreprise compte-t-elle au moins 50 salariés ?
Oui
Passez aux questions 2 et 3.
Non
Le règlement intérieur reste facultatif, et ces consultations relèvent des entreprises plus grandes. Présentez la charte aux élus du CSE, s’il y en a.
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Les outils d’IA vont-ils au-delà d’un essai court, mené avec des volontaires ?
Par exemple : un déploiement à toute l’équipe, des effets sur l’organisation du travail, des données qui servent aux entretiens annuels.
Oui
Consultez le CSE avant le déploiement, et présentez-lui la charte avec les outils.
Non
Un essai de quatre mois avec des volontaires a été jugé, en 2026, trop limité pour l’exiger. Informez le CSE et fixez la fin de l’essai.
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La charte prévoit-elle des sanctions, ou un contrôle de l’usage des outils ?
Oui
Elle rejoint le règlement intérieur et suit sa procédure, avis du CSE compris. Le contrôle se présente au CSE avant sa mise en place.
Non
Elle se diffuse comme une note d’information, avec accusé de lecture. Pour fonder une sanction plus tard, elle suivra la procédure du règlement intérieur.
D’après le Code du travail (articles L1311-2, L1321-1, L1321-4, L1321-5, L2312-8 et L2312-38) et trois ordonnances de référé de 2025 et 2026. Pour votre cas, un juriste en droit social tranche.
Ce qu’ont décidé les juges
Trois ordonnances de référé, commentées par le cabinet CMS Francis Lefebvre, montrent où passe la ligne :
- Nanterre, 14 février 2025 (n° 24/01457) : une « phase pilote » qui faisait déjà travailler les salariés concernés avec les outils d’IA valait mise en œuvre. Le déploiement est suspendu jusqu’à la fin de la consultation.
- Paris, 10 février 2026 (n° 25/57412) : un essai de Copilot 365 sur quatre mois, avec des volontaires, sans tâche ni poste visés, n’exigeait pas encore de consultation.
- Nanterre, 29 janvier 2026 (n° 25/02856) : le remplacement d’un logiciel de compétences qui utilisait déjà l’IA demandait une consultation, parce que les nouveaux outils touchaient tous les salariés et nourrissaient les entretiens annuels.
Le juge regarde donc les effets sur le travail plus que la technologie. Une présentation au CSE avant le déploiement coûte une réunion ; une suspension arrête les outils pendant toute la consultation.
Le règlement intérieur
Une charte qui fixe des règles générales et permanentes de discipline, avec des sanctions, devient une adjonction au règlement intérieur (article L1321-5).
Elle suit alors sa procédure : avis du CSE, transmission à l’inspection du travail, publicité, entrée en vigueur au plus tôt un mois plus tard (article L1321-4). Le règlement intérieur est obligatoire à partir de 50 salariés, douze mois après le franchissement du seuil (article L1311-2).
Charte IA et RGPD : ce qu’elle doit couvrir
Dès qu’une demande contient une donnée personnelle, le RGPD s’applique, et l’entreprise doit pouvoir démontrer qu’elle le respecte (articles 5 et 24). La charte en est une pièce si elle couvre quatre points :
- Les outils sous contrat. L’éditeur d’une offre pour les entreprises agit en général comme sous-traitant : l’article 28 demande un contrat, souvent appelé DPA.
- Les données sensibles. La santé, les opinions, l’origine et les autres catégories de l’article 9 passent en rouge par défaut.
- L’analyse d’impact. La CNIL recommande d’associer le délégué à la protection des données et, le cas échéant, de mener une analyse d’impact (article 35).
- L’incident. Une donnée personnelle confiée au mauvais outil peut constituer une violation, à notifier à la CNIL dans les 72 heures si elle présente un risque pour les personnes (article 33).
Les offres des éditeurs et leurs réglages ont leur propre note, sur ce qu’on peut confier à une IA.
Nous suivons nous-mêmes une charte de cet ordre : les accès de nos clients restent hors des assistants d’IA, leurs données passent par une offre pour les entreprises ou une API sous contrat, et chaque contenu est relu par un humain avant sa mise en ligne, comme le décrit notre page Méthode.
En finance et en santé : ce que la charte ajoute
En finance
Banques, assureurs, sociétés de gestion et établissements de paiement appliquent depuis le 17 janvier 2025 le règlement (UE) 2022/2554, dit DORA.
Un assistant d’IA en ligne y est un service informatique fourni par un prestataire tiers : son contrat entre dans le registre d’informations de l’article 28. L’article 2 de la charte renvoie à ce registre, et seuls les outils qui y figurent servent au travail.
En santé
Les données de santé font partie des catégories particulières de l’article 9 du RGPD. Leur hébergement pour le compte d’un cabinet, d’une clinique ou d’un laboratoire demande un hébergeur certifié HDS (article L1111-8 du Code de la santé publique).
La charte les place en rouge, sauf dans l’outil choisi pour elles avec le délégué à la protection des données.
Avant de diffuser la charte
Une dernière liste, avant la diffusion. Vos cases restent cochées sur cet appareil.
Avant de diffuser la charte IA
0 cochée sur 8Vos cases restent cochées sur cet appareil. Rien n’est envoyé.
Les participants à nos formations IA repartent avec des demandes prêtes à servir et des règles communes écrites noir sur blanc. La charte donne à ces règles une place durable dans l’entreprise.
Questions fréquentes
Une charte IA est-elle obligatoire ?
Aucun texte n’impose un document appelé « charte IA ». Mais l’article 4 du règlement européen demande depuis le 2 février 2025 des mesures pour la maîtrise de l’IA du personnel, la CNIL recommande une charte des usages autorisés et interdits, et le RGPD demande de prouver la protection des données : la charte répond aux trois.
Existe-t-il un modèle de charte IA en PDF ?
Le modèle de cette note se copie d’un clic, puis s’enregistre en PDF depuis votre traitement de texte. Pour comparer les formulations, la DINUM recense sur son portail une trentaine de chartes IA publiées par des ministères, des collectivités et des universités.
Faut-il consulter le CSE pour une charte IA ?
À partir de 50 salariés, dès que les outils se déploient au-delà d’un essai : le CSE est consulté sur l’introduction de nouvelles technologies (article L2312-8 du Code du travail), et sur la charte elle-même si elle prévoit des sanctions. Un essai court avec des volontaires a été jugé, en 2026, trop limité pour l’exiger.
Quelle différence entre une charte IA et une charte informatique ?
La charte informatique encadre les postes, la messagerie et Internet. La charte IA ajoute ce qui est propre à l’IA : les données confiées à un outil qui les envoie chez son éditeur, la vérification des résultats, la transparence, la formation. Elle peut devenir un chapitre de la charte informatique, avec la même procédure si celle-ci est annexée au règlement intérieur.
Sources et méthode
Les règles viennent des textes officiels, de la CNIL, de la Commission européenne et de la DINUM ; les décisions de justice, des analyses publiées par le cabinet CMS Francis Lefebvre. Cette note décrit ces sources et tient lieu d’information, pour un premier regard : pour votre cas, un juriste tranche. Le modèle de charte et l’agence web sont des exemples écrits pour cette note ; ce qui est écrit en « nous » vient de notre pratique.
- Règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle : articles 3, 4, 50 et annexe IIIEUR-Lex
- Règlement (UE) 2026/1744, dit omnibus sur l’IA, publié le 24 juillet 2026 : nouvelle rédaction de l’article 4EUR-Lex
- AI Literacy, Questions & Answers, mis à jour le 20 octobre 2026Commission européenne
- Règlement sur l’IA, calendrier d’application, mis à jour le 19 octobre 2026Commission européenne
- Les questions-réponses de la CNIL sur l’utilisation d’un système d’IA générative, 18 juillet 2024CNIL
- Règlement (UE) 2016/679, le RGPD : articles 5, 9, 22, 24, 28, 33 et 35EUR-Lex
- Code du travail, article L2312-8 (consultations du CSE)Code du travail numérique
- Code du travail, article L2312-38 (moyens de contrôle de l’activité)Code du travail numérique
- Code du travail, articles L1311-2, L1321-1, L1321-4 et L1321-5 (règlement intérieur)Code du travail numérique
- Code du travail, article L1222-4 (information préalable des salariés)Code du travail numérique
- Quand le CSE stoppe le déploiement de l’IA (TJ Nanterre, 14 février 2025)CMS Francis Lefebvre
- Copilot 365 n’est pas un projet important rendant nécessaire la consultation du CSE (TJ Paris, 10 février 2026), 12 mars 2026CMS Francis Lefebvre
- Déploiement de l’IA : quand les effets comptent plus que la technologie (TJ Nanterre, 29 janvier 2026), 13 avril 2026CMS Francis Lefebvre
- Code de commerce, article L151-1 (secret des affaires)Légifrance
- Règlement (UE) 2022/2554, dit DORA : articles 28 et 64EUR-Lex
- Code de la santé publique, article L1111-8 (hébergement de données de santé)Légifrance
- Portail des chartes IA dans l’administrationDINUM