En bref
Google publie la liste des pratiques qu’il range dans le spam : l’achat et l’échange de liens pour peser sur le classement, le contenu produit en masse pour se classer, le bourrage de mots-clés, les pages satellites, le texte caché, le cloaking, le rachat d’un domaine expiré pour sa réputation, l’abus de la réputation d’un autre site. Un site qui y recourt peut perdre des places, ou quitter les résultats ; quand un examinateur de Google intervient, l’action manuelle s’affiche dans Search Console. Nous avons écarté ces pratiques. À leur place : des pages écrites pour un lecteur et une recherche, des liens obtenus sur des sites qui ont du sens pour votre secteur et signalés quand ils sont payés, une technique saine, et des résultats mesurés avec vos chiffres.
Le référencement attire les raccourcis, et Google les décrit un à un dans ses règles contre le spam. Voici ceux que nous avons écartés, ce que Google en dit, et ce que nous faisons à la place, pour des résultats qui tiennent dans la durée.
Chaque prestataire fait des choix de méthode. Les nôtres partent d’un constat : Google écrit ses règles, les met à jour, et les fait appliquer par des systèmes automatiques et par des examinateurs. Un résultat obtenu en les contournant reste à la merci du contrôle suivant, et c’est le site de l’entreprise qui en porte les conséquences.
Cette note fait le tour de ces pratiques, avec pour chacune ce que nous faisons à la place. Elle prolonge notre page Méthode.
Ce que Google range dans le spam
Google définit le spam comme l’ensemble des techniques qui trompent les internautes ou manipulent ses systèmes de recherche. Sa page, mise à jour fin août 2026, vise aussi les tentatives de manipuler les réponses de l’IA générative dans la recherche Google.
Ses systèmes automatiques repèrent l’essentiel ; des examinateurs complètent au besoin. Un site en infraction peut être moins bien classé, ou disparaître des résultats.
Action manuellenom féminin
Une mesure prise par un examinateur de Google qui constate qu’un site enfreint les règles contre le spam. Elle touche une partie du site ou son ensemble : les pages concernées perdent des places, ou quittent les résultats. Elle s’affiche dans le rapport sur les actions manuelles de Search Console, et un message prévient le propriétaire. Une fois le problème corrigé sur toutes les pages, une demande de réexamen se dépose depuis ce rapport.
Voir aussi la section 7, pour vérifier votre site.
Les liens : ce que Google proscrit, ce qu’il admet
Les liens venus d’autres sites aident Google à découvrir les pages et à juger de leur place. C’est pour cela qu’ils attirent le plus de raccourcis.
Google range dans le spam de liens toute création de liens destinée d’abord à manipuler le classement. Ses exemples :
- acheter ou vendre des liens pour le classement, contre de l’argent, un produit ou un service ;
- multiplier les échanges de liens entre sites ;
- fabriquer des liens avec des programmes automatiques ;
- exiger un lien dans un contrat ou des conditions d’utilisation ;
- mener des campagnes d’articles invités à grande échelle, avec des textes de lien bourrés de mots-clés ;
- répandre des liens dans le pied de page ou le modèle de nombreux sites.
Google admet en revanche le lien payé qui le dit : une publicité ou un partenariat dont le lien porte l’attribut rel avec la valeur sponsored, que Google préfère, ou nofollow.
Un article payé sur un site de recettes de cuisine, avec un lien « plombier Bordeaux urgent » vers l’accueil d’un plombier.
Google range ce lien dans le spam de liens.La fédération du bâtiment de son département cite le plombier dans l’annuaire de ses adhérents, avec un lien vers sa page de services.
Exemple écrit pour cette note.Ce que nous faisons à la place. Notre page agence SEO propose du netlinking : des backlinks choisis sur des sites qui ont du sens pour votre secteur. Ce travail suit les règles de Google. Il passe par les sites qui parlent déjà de votre métier : un fournisseur, un partenaire, une fédération professionnelle, la presse locale. Il s’appuie sur des contenus qui méritent d’être cités. Et quand un emplacement est payé, le lien porte l’attribut sponsored. Notre note sur le netlinking détaille ces façons d’obtenir des liens.
Les liens que laissent les visiteurs sur votre propre site, dans les commentaires ou un forum, ont leur attribut à eux : ugc, que Google recommande pour les contenus des utilisateurs.
Pour juger un lien, proposé dans un devis ou relevé dans Search Console, cinq questions suffisent :
- le site qui le porte parle-t-il de votre secteur, ou à vos clients ?
- a-t-il ses propres lecteurs, venus pour lui ?
- le lien leur sert-il, à l’endroit où il se trouve ?
- son texte reste-t-il naturel : votre nom, ou le sujet de la page ?
- s’il est payé, le dit-il, avec sponsored ou nofollow ?
« Google interdit le netlinking. »
Google vise les liens créés d’abord pour manipuler son classement : achetés, échangés, fabriqués en série. Il encourage la promotion d’un site auprès de son public, et admet le lien payé quand il le signale. Un travail de liens se juge donc à ses sites, à leur rapport avec votre activité, et à sa transparence.
Le contenu produit en masse
Google appelle abus de contenu à grande échelle la création de nombreuses pages dans le but premier de manipuler le classement, avec un contenu peu original et peu utile, quelle que soit la façon de le produire. Ses exemples : des pages générées en série par une IA, des textes repris d’autres sites puis reformulés par synonymes ou traduits automatiquement, des pages qui assemblent des extraits, plusieurs sites montés pour masquer l’ampleur du procédé. Quand un site héberge déjà ce type de pages, Google conseille de les exclure de sa recherche.
Les pages par ville en sont une variante fréquente : des dizaines de pages au texte identique, où seul le nom de la ville change. Google cite les pages par ville ou par région qui mènent toutes au même endroit parmi les pages satellites.
« Plus un site a de pages, mieux il se classe. »
Google range parmi les signes d’un contenu écrit pour les moteurs le fait de publier beaucoup de contenus sur des sujets variés, dans l’espoir que certains se classent. Une page compte pour ce qu’elle apporte au lecteur ; le nombre de pages suit le nombre de questions utiles.
Ce que nous faisons à la place. Une page pour chaque recherche qui le mérite, écrite pour le lecteur qui la tape. L’IA nous aide à chercher plus loin et à aller plus vite ; chaque contenu est relu, vérifié et corrigé par un humain avant sa mise en ligne, comme Google le recommande pour tout texte produit avec une IA. Notre note sur la rédaction SEO détaille cette façon d’écrire, et celle sur les pages zombies montre comment trier les pages déjà en ligne.
Les pages écrites pour le robot
Une autre famille de pratiques montre au robot autre chose qu’au lecteur.
| Pratique | Ce que Google en dit | Ce que nous faisons à la place |
|---|---|---|
| Bourrage de mots-clés | Une page remplie de mots-clés ou de chiffres hors de propos : des listes de numéros de téléphone, des blocs de noms de villes, des mots répétés jusqu’à sonner faux. | Le mot-clé là où il vient naturellement, ses synonymes, et la réponse que le lecteur attend. |
| Texte et liens cachés | Du texte blanc sur fond blanc, glissé derrière une image, poussé hors de l’écran, réduit à une taille ou une opacité de zéro ; un lien posé sur un seul petit caractère. Les onglets, les accordéons et les carrousels restent admis. | Un texte écrit pour être lu. Ce qui se replie, une FAQ par exemple, s’ouvre d’un clic. |
| Cloaking | Montrer aux moteurs un contenu, et aux visiteurs un autre. | La même page pour le robot et pour le lecteur. |
| Redirections trompeuses | Envoyer le visiteur vers un contenu très différent de celui qu’il a demandé. Un déménagement ou un regroupement de pages reste légitime. | Des redirections qui mènent à la page du même sujet, notées dans un plan. |
| Pages satellites | Des pages créées pour se classer sur des recherches proches, qui mènent vers une page intermédiaire moins utile : des pages par ville qui renvoient toutes au même endroit, des sites presque identiques. | Une page locale quand l’entreprise a quelque chose de propre à dire sur ce lieu. |
Google range aussi dans le spam deux formes de contenu emprunté : la republication du contenu d’autres sites, telle quelle ou à peine retouchée, et les pages d’affiliation qui reprennent la description et les avis du marchand, à l’identique. La description du fabricant, reprise par tous les revendeurs d’un produit, relève plutôt du doublon : notre note sur les fiches produits explique ce que Google en fait.
Les raccourcis par le nom de domaine
Deux pratiques empruntent la réputation d’un autre.
Le rachat d’un domaine expiré. Google range dans le spam le domaine expiré racheté et réemployé d’abord pour peser sur le classement, avec un contenu de peu d’intérêt. Ses exemples parlent d’eux-mêmes : de l’affiliation sur l’ancien site d’un organisme public, des produits médicaux sur l’ancien site d’une association caritative, des casinos sur l’ancien site d’une école primaire.
L’abus de la réputation d’un site. Il consiste à publier sur un site connu des pages écrites par un tiers, d’abord pour profiter de la place que ce site a gagnée dans Google. Google cite une page sponsorisée sur les prêts publiée par un site éducatif, ou une page de casinos glissée dans un site médical. Il place hors de cette règle les communiqués de presse, la reprise d’actualités entre médias, les forums, les rubriques éditoriales et les liens d’affiliation bien traités. Dans l’Espace économique européen, ces pages peuvent être traitées à part du domaine principal, au lieu d’une action manuelle.
Ce que nous faisons à la place. Nous construisons la visibilité sur le domaine de l’entreprise, avec ses propres pages et son propre nom.
Nos autres choix de méthode
D’autres choix relèvent moins des règles de Google que de notre façon de travailler. Ils tiennent en une idée de notre page Méthode : d’abord comprendre, ensuite agir.
Promettre une place dans Google.
Parce que Google le dit lui-même, dans sa page sur le choix d’un référenceur : la première position échappe à toute promesse. Nous visons ce qui se compte : des visites, des demandes, des ventes.
Lancer le référencement sur un site qui freine tout le reste.
Parce que le travail tient mal sur une base fragile. Nous commençons alors par remettre le site d’aplomb, ou par le refaire.
Appliquer la même recette à chaque site.
Parce que chaque entreprise appelle sa stratégie. L’audit établit les priorités, et chaque action du plan a sa raison.
Envoyer des rapports automatiques, pleins de courbes flatteuses.
Parce que les chiffres se prêtent à beaucoup de récits. Nos bilans sont écrits pour vous, sur des données réelles : Search Console, Analytics, suivi des conversions, ventes.
Google conseille d’ailleurs, à qui choisit un référenceur, de lui demander les résultats visés, le délai et la façon de mesurer la réussite, et de se méfier de celui qui refuse d’expliquer ses actions. Notre note sur le prix du référencement naturel donne la grille pour relire un devis.
Vérifier son propre site
Un site peut porter ces pratiques à l’insu de l’entreprise, héritées d’un ancien prestataire ou d’une extension. Quelques contrôles suffisent pour un premier regard.
Pour un premier regard sur votre site
0 cochée sur 8Vos cases restent cochées sur cet appareil. Rien n’est envoyé.
Si un doute reste, notre audit SEO relève ces points, avec la source de chaque constat.
Questions fréquentes
Le netlinking est-il permis par Google ?
Google vise les liens créés d’abord pour manipuler son classement : achetés, échangés, fabriqués en série. Il encourage la promotion d’un site auprès de son public, et admet le lien payé quand il porte l’attribut sponsored ou nofollow. Un travail de liens sur des sites qui ont du sens pour votre secteur reste dans ses règles. Notre page agence SEO le présente.
Un texte écrit avec une IA relève-t-il du spam ?
Google juge le contenu, quelle que soit la façon de le produire. Il vise la production en série de pages qui apportent peu au lecteur, et demande de relire et de vérifier à la main tout contenu produit avec une IA avant de le publier, titre et description compris.
Comment savoir si mon site a reçu une action manuelle ?
Search Console l’affiche dans le rapport sur les actions manuelles, et envoie un message. Une fois le problème corrigé sur toutes les pages, une demande de réexamen se dépose depuis ce rapport ; selon l’aide de Search Console, la réponse prend de plusieurs jours à plusieurs semaines, et davantage pour les liens.
Ces règles valent-elles pour les réponses des IA ?
La page de Google sur le spam vise aussi les tentatives de manipuler les réponses de l’IA générative dans sa recherche. Les mêmes principes valent donc : des pages utiles, une technique saine, un site clair. Notre note GEO et SEO décrit ce qui change avec les IA.
Que faire des pages laissées par un ancien prestataire ?
Les trier une à une : garder et améliorer celles qui répondent à une recherche, fusionner les doublons, retirer les autres. Notre note sur les pages zombies décrit ce tri.
Sources et méthode
Ce qui décrit les règles de Google vient de sa documentation publique, de son blog et de l’aide de Search Console, cités ci-dessous. Ce qui est écrit en « nous » vient de notre pratique, et de notre page Méthode. Le plombier et ses liens sont des exemples écrits pour cette note.
- Les règles concernant le spam pour la recherche Google, version française mise à jour le 31 août 2026Google Search Central, documentation
- What web creators should know about our March 2024 core update and new spam policies, Chris Nelson, 5 mars 2024Google Search Central, blog
- Qualifier les liens sortants : sponsored, ugc, nofollowGoogle Search Central, documentation
- Le guide de démarrage du référencement, mise à jour le 18 décembre 2025Google Search Central, documentation
- Créer des contenus utiles, fiables et axés sur les personnes, mise à jour le 7 octobre 2026Google Search Central, documentation
- Les conseils de Google sur le contenu généré par IA, mise à jour le 5 octobre 2026Google Search Central, documentation
- Faire appel à un référenceurGoogle Search Central, documentation
- Rapport sur les actions manuellesAide de Search Console